Le Cha-cha-cha

Publié le par jurasud danses

LE CHA-CHA-CHA est une danse gaie et insouciante. 5.gif
Son pas de base est très simple, mais il autorise un grand éventail de positions et il s’agrémente de nombreuses figures originales qui le rendent très amusant à pratiquer.

C’est une danse ludique où personne ne guide vraiment : celui qui mène se contente de proposer à l’autre de le suivre, mais si le guidé veut s’autonomiser, rien ne l’empêche de faire quelques pas seul, à la manière des danses en lignes dont le cha-cha-cha dérive pour une part. Témoin de cette liberté, les corps ne sont pas très proches : le cha-cha-cha est une danse amicale, plus qu’une danse de séduction.
Et la posture des danseurs, quoique droite pour demeurer élégante, est beaucoup plus souple que celle des danses européennes. Le cha-cha-cha est riche en invitations, déhanchements et mouvements sinueux.

HISTORIQUE

La Havane est, à la fin des années 40, l’une des principales destinations touristiques des américains. Dans les dancings, on pratique aussi bien les traditionnelles danses latino-américaines telle que la rumba, que les danses en ligne et autres madisons importés par les américains.
Pour accompagner les uns et les autres, se produisent dans les mêmes lieux les orchestres cubains et les groupes américains à succès. Les formations se rencontrent, s’apprécient. Dans ce partage de leurs héritages musicaux, certains tentent de combiner le jazz américain et la rumba cubaine ; c’est ainsi que naît le mambo.
Les danseurs qui s’en emparent y introduisent de nombreuses acrobaties. Et pour reprendre son souffle entre elles, ils pratiquent des pas moins violents, au nombre desquels le « chatch », qui consiste en deux pas lents suivis de trois basculements rapides du poids du corps d’une jambe sur l’autre.
Mais la multiplication des figures acrobatiques réserve le mambo aux très bons danseurs. Et même ceux-ci peinent sur son rythme complexe : lors des pas syncopés, ils se retrouvent à contre temps.

Le violoniste et chef d’orchestre cubain Enrique Jorrín, qui participa à l’avènement du mambo, le remarque. Et pour obtenir une musique plus facile à danser, il transforme des airs de mambo en en simplifiant les rythmes et en déplaçant l’accent de la quatrième croche vers la première, afin que les danseurs ne risquent plus de se retrouver à contre temps. Le succès est immédiat et de nombreux danseurs pratiquent dessus un pas dérivé du « chatch » du mambo, dont le nom, par transformation, donnera son appellation à cette nouvelle danse : le cha-cha-cha. À cette base très simple, ils ajoutent quelques figures faciles à pratiquer, dont certaines évoquent, plus directement que le mambo, les danses en lignes américaines dont l’influence persiste dans le cha-cha-cha, de même que celle de la rumba.

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